Libre choix du réparateur : ce que la loi Hamon garantit à vos clients
Après un sinistre, votre client peut choisir SON garage. Ce que dit la loi Hamon, l'obligation d'information de l'assureur et comment en faire un argument commercial.
C'est l'une des idées reçues les plus coûteuses pour un garage indépendant : « L'assurance impose son réparateur agréé. » Faux. Depuis la loi Hamon, votre client est libre de choisir son garage. Encore faut-il le savoir — et le faire savoir.
Ce que dit précisément la loi
La loi Hamon du 17 mars 2014 a créé l'article L211-5-1 du Code des assurances. Tout contrat d'assurance responsabilité civile automobile doit mentionner la faculté, pour l'assuré, de choisir le réparateur professionnel auquel il souhaite recourir en cas de dommage garanti. Autrement dit : l'assureur peut proposer un réseau agréé, mais il ne peut pas l'imposer.
Une obligation d'information renforcée
Un arrêté publié le 24 juin 2016 est allé plus loin : le libre choix doit être rappelé à l'assuré de manière claire et objective dès le premier contact avec l'assureur au moment de déclarer le sinistre. Quand cette information est donnée oralement, elle doit être confirmée par écrit (e-mail ou SMS). Un assureur qui « oriente » sans informer est en tort.
Pourquoi c'est un levier commercial pour votre garage
Beaucoup de vos clients ignorent ce droit et se laissent diriger vers un réseau agréé. En l'expliquant — sur votre devis, en atelier, sur votre fiche Google — vous récupérez des dossiers qui vous échappaient. C'est exactement ce que nous travaillons dans la formation Gestion des dossiers sinistres et rentabilité.
Comment l'expliquer à un client (sans jargon)
Dites simplement : « Vous n'êtes pas obligé d'aller dans le garage de l'assurance. Vous pouvez me confier votre véhicule, je m'occupe du dossier avec l'expert. » Affichez-le. Répétez-le. C'est légal, et c'est votre chiffre d'affaires.
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Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil juridique individualisé.
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